Les principales Bourses européennes sont attendues en hausse mercredi à l'ouverture, dans un contexte d'attentisme avant la publication d'indicateurs cruciaux susceptibles d'influencer les prochaines décisions de politique monétaire de la Fed, et alors que les rendements obligataires et le pétrole ralentissent un peu l'allure.
Les contrats à terme suggèrent une ouverture en progression de 0,4% pour le CAC 40 parisien et de 0,6% pour le DAX de Francfort, le FTSE à Londres et l'Euro STOXX 50.
Le sentiment de marché a peu évolué depuis le début de la semaine, les cours du pétrole, les taux longs et l'inflation constituant toujours les trois principaux facteurs d'inquiétude pour les marchés d'actions.
Ces trois éléments restent intrinsèquement liés : la cherté du brut alimente les craintes d'inflation, ce qui accroît à son tour la pression sur les banques centrales et pousse les rendements obligataires à la hausse. Tant que ce cercle vicieux n'aura pas été rompu, au moins sur l'une des composantes, le potentiel d'un rebond durable des actions restera limité.
Cette dernière séance du mois de septembre et du 3e trimestre sera principalement animée par de nombreuses publications d'indicateurs économiques, avec entre autres l'indice des prix à la consommation PCE, le plus surveillé par la Fed, que le consensus donne en hausse de 3,4% sur un an.
Des données préliminaires sur l'inflation en France, en Allemagne et en Italie paraîtront également dans la journée.
Les investisseurs prendront également connaissance, à 14h15, du rapport ADP sur l'emploi dans le secteur privé pour le mois de septembre, qui paraîtra deux jours avant les chiffres officiels du Département du Travail.
Toutes ces statistiques ne devraient pas manquer d'alimenter le débat sur le resserrement de la politique de la Réserve fédérale, le renforcement des anticipations de hausses des taux avant la fin de l'année constituant d'ores et déjà le facteur dominant sur les marchés, avec pour conséquence la remontée des rendements obligataires et du dollar.
Légère accalmie sur les taux longs et le pétrole
Une surprise sur l'indicateur pourrait pousser les marchés à réévaluer leurs projections alors que la probabilité estimée d'une hausse de taux le 16 octobre s'établit actuellement à 64% selon le baromètre FedWatch de CME Group tandis que celle d'un tour de vis en décembre est aujourd'hui évaluée à 93%.
En attendant les chiffres de l'indice PCE américain, le rendement des Treasuries à 10 ans reflue autour de 5,26%, après avoir atteint hier un nouveau plus haut depuis 2002 à 5,29%, ce qui devrait apporter un peu de répit aux actifs risqués.
Avec l'essoufflement des bons du Trésor américains, le dollar lève le pied face à l'euro, ce dernier en profitant pour accrocher la barre de 1,1346, sachant qu'un enfoncement du seuil de 1,1300 pousserait la devise à aller tester 1,1270, selon les analystes techniques.
Le marché pétrolier, qui avait brièvement cédé aux prises de bénéfices hier, repart à la hausse ce matin, avec un Brent qui gagne 0,5% à plus de 103,1 dollars le baril et un brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) qui avance de 0,3% à plus de 89,6 dollars.
En Asie, la Bourse de Tokyo gagnait plus de 2% en fin de séance mercredi, ce qui lui permettait d'afficher une progression de 0,7% sur l'ensemble du mois de septembre, mais une baisse de 4,6% sur le 3e trimestre.
Les indices américains ont terminé en ordre dispersé mardi, tiraillés entre des données macroéconomiques décevantes et un rebond partiel des valeurs technologiques.
A la clôture, le Dow Jones reculait de 0,3% et le S&P 500 de 0,2%, tandis que le Nasdaq 100 progressait de 0,2%.
La tendance a été soutenue en fin de séance par des commentaires jugés plus accommodants de John Williams, le président de la Fed de New York.
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